ÉCARTS DE RÉMUNÉRATION ENTRE INTERMITTENT·ES : ÉTAT DES LIEUX
Cette publication du DEPS est rédigée par Sabina Issehnane et Wided Merchaoui et dresse un panorama synthétique des écarts de revenus observés entre femmes et hommes intermittent·es du spectacle.
DES ÉCARTS DE RÉMUNÉRATION MESURÉS
Les analyses publiées par le DEPS (Département des études, de la prospective et des statistiques) mettent en évidence des différences de revenus entre femmes et hommes relevant du régime de l’intermittence du spectacle. Ces écarts apparaissent dans plusieurs indicateurs : rémunération annuelle moyenne, nombre de jours travaillés, et répartition des emplois selon les métiers artistiques et techniques.
Les données indiquent que les femmes intermittent·es perçoivent en moyenne des revenus annuels inférieurs à ceux des hommes, avec des variations selon les secteurs et les fonctions exercées.
UNE RÉPARTITION DIFFÉRENCIÉE DES MÉTIERS
L’étude souligne que la distribution des femmes et des hommes selon les professions du spectacle n’est pas homogène. Certains métiers techniques et de direction restent majoritairement occupés par des hommes, tandis que les femmes sont davantage présentes dans d’autres fonctions artistiques ou administratives.
Cette répartition contribue mécaniquement à des différences de revenus moyens, les niveaux de rémunération variant fortement selon les métiers, les responsabilités et la fréquence d’emploi.
DES TRAJECTOIRES PROFESSIONNELLES VARIABLES
Les analyses mettent également en évidence des écarts dans l’intensité de l’activité professionnelle. Les femmes intermittent·es cumulent en moyenne moins de jours d’emploi au cours de l’année. Plusieurs facteurs structurels sont évoqués dans les travaux statistiques, notamment la discontinuité des contrats et la segmentation des réseaux professionnels.
Ces éléments influencent directement le volume de revenus annuels, indépendamment des niveaux de rémunération journalière.
UN PHÉNOMÈNE OBSERVÉ DANS PLUSIEURS SEGMENTS DU SECTEUR
Les différences de revenus apparaissent dans divers domaines du spectacle vivant et de l’audiovisuel, bien que leur ampleur varie selon les secteurs. Les écarts sont analysés à partir de données administratives et statistiques produites par des organismes publics, ce qui permet d’en suivre l’évolution dans le temps.
Les résultats s’inscrivent dans un cadre plus large d’observation des conditions d’emploi dans les industries culturelles.




